De la peinture sans pinceaux ni matière

Mon univers créatif relève de l’expérimentation

Utilisant l’outil informatique comme moyen d’expression, j’ai inventé mon propre langage pictural qui s’exprime à travers un vocabulaire emprunté au monde du design graphique et puise son inspiration dans les profondeurs de l’image.

Dans mon laboratoire virtuel, j’invente, sans pinceau ni matière des espaces picturaux constitués de poussière d’image. J’expérimente la peinture moléculaire, explorant la combinaison de particules graphiques élémentaires tirées de la photographie : motifs géométriques, lignes, couleurs et formes aléatoires.

Ces particules graphiques élémentaires constituent le substrat de mes compositions. Elles agissent comme des pigments macroscopiques par l’alchimie des couleurs et la combinaison des formes créant ainsi des oeuvres complexes offrant plusieurs niveaux de lecture, que chacun peut appréhender et découvrir selon son degré de curiosité.

Je ne reproduis rien, j’invente, j’interprète parfois.

Je sculpte des images au gré de ma sensibilité, au hasard des multiples interactions de formes et de couleurs que je provoque par l’empilage des couches de matières graphiques mises en oeuvre. Je ne sais pas où je vais. J’avance jusqu’à ce que l’ébauche d’un monde surgisse et m’accroche. Je me laisse alors guider. Domptant l’imprévu, je suis condamné à progresser car le retour en arrière est limité, presque impossible. L’équilibre est souvent instable. Il arrive que l’oeuvre m’échappe par un excès de curiosité.

Comme des cartographies de mondes imaginaires vus du ciel ou à travers un microscope, mes créations sont une invitation au voyage dans les profondeurs de l’image, à la découverte de ces détails qui créent la perception.

L’image est un piège qui exerce une attirance incontrôlable. L’envie de se rapprocher pour comprendre ce que l’on voit est irrésistible et nous déstabilise. Dès le premier regard le doute s’installe entre ce que l’on perçoit et ce que l’on croit voir. La distance de confort entre l’oeil et l’image est insaisissable.

Chaque oeuvre est comme un instantané saisi dans cette progression vers l’infiniment petit où l’on découvre l’importance de ces minuscules éléments que l’on croit insignifiants, négligeables et qui pourtant ont tous leur importance dans l’existante même de la composition.

Notre perception du monde change selon notre point de vue, selon ce que l’on veut y voir ou ce que l’on croit y voir.

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